L’ORIGINE DES S.P.A.

La creation de la Societe Protectrice des Animaux est une idee Anglaise qui sera reprise en France en Janvier 1846, elle fera appel a des personnalites comme Victor Hugo

Angleterre avait donné l’exemple en 1822. En France tout commence en 1843, lorsque le Dr Dumont de Monteux excédé de voir torturer les chevaux par les charretiers en pleine rue dans Paris, écrit un courrier au Préfet de police ainsi qu’au journal « La Rédaction agricole ». Les résultats ne se font pas attendre, devant l’indignation publique, le Préfet Gabriel Delessert interdit aux cochers de frapper les chevaux avec le manche de leur fouet.
La Société Protectrice des Animaux va se créer et déposer ses statuts le 31 Janvier 1846. A la tête des 18 personnes qui la compose se trouve le Dr Etienne Pariset. Il obtient une subvention de 500 Francs du Ministère de l’Agriculture.
Les chevaux tirent des charges énormes, leur plaies ne sont pas soignées, ils sont battus en permanence, ceux qui sont condamnés à l’équarrissage ne sont pas nourris pendant des jours par soucis d’économie….
En 1850, une recrue de choix va rentrer dans les rangs de la S.P.A., c’est le Général Jacques-Philippe Delmas de Grammont qui est également membre de l’assemblée constituante. Cela lui permettra de faire adopter la loi du 2 juillet 1850 : « Seront punis d’une amende de cinq à quinze francs et pourront l’être d’un à cinq jours de prison ceux qui auront exercé publiquement et abusivement des mauvais traitements envers les animaux domestiques », avec l’aide il est vrai, du député Victor Hugo.
Le général sera président de la S.P.A. et son plus ardent défenseur. Après sa mort en 1862. L’action continue, un masque d’abattage est inventé par le vétérinaire Bruneau. En 1876 un appareil est mis au point pour le déchargement sans douleur des animaux de boucherie transportés en train. Le premier refuge de la SPA s’ouvre le 1e janvier 1881 36 rue des Partants à Paris. En 1916 le refuge privé de Gordon Bennett à Genevilliers lui est attribué, il s’appelle « le bon accueil ».
L’aiguillon à pointe métallique est interdit en 1931. En 1937 la loi Grammont est renforcée avec une amende de 5.000 F et un emprisonnement possible jusqu’à 10 mois : « pour qui se livre, publiquement ou non, à la torture ou à des sévices sur les chiens et autres animaux domestiques ». André Géraud publie en 1924, une Déclaration des droits de l’animal, elle est suivie en 1953 d’une charte internationale. C’est en 1972 que la France établit le premier texte de la Déclaration universelle des droits de l’animal, elle sera proclamée en 1978 à l’Unesco à Paris, on peut y lire entre autre : « Aucun animal ne doit être soumis à de mauvais traitements ou à des actes cruels ».
La loi du 6 janvier 1999 a permis d’accroître la sévérité des peines prévues pour des services graves, les mauvais traitements ou les actes de cruauté envers l’animal.
Depuis près de 160 ans que l’animal est protégé par la loi, les choses ont-elles vraiment évoluées ? Certains pays comme la Suisse ont interdit les instruments de torture pour le dressage, comme le collier à pointes ou le collier électrique, en est-il de même en France ?

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