Loup en Bretagne en 1865

"Je pris délicatement le jeune loup dans mes bras et en le caressant; je le calmai car il était tout grelottant de peur et de froid. Le loup me mordillait sans méchanceté et il me regarda très profondément ; je vis dans le fond de ses yeux comme une lueur, une étincelle de complicité entre deux futurs amis. Je l'adoptai très vite et il mangeait beaucoup les premiers jours. Mes sœurs s'en méfiaient un peu comme ma mère qui le surveillait toujours du coin de l'œil, un peu sceptique. Je l'appelai Bleiz, ce qui veut dire loup en breton ; il apprit très vite à jouer avec moi et il accompagnait souvent mon père dans son tour des champs.

Son poil était plus sombre que celui d'un chien et ses dents étaient déjà impressionnantes pour son jeune âge.
Bleiz grandit parmi nous mais jamais les chiens de la ferme ne devinrent ses amis. Parfois il sortait seul et respirait l'air des bois à l'orée de la forêt et semblait chercher des yeux un de ses frères perdus mais rapidement faisait demi-tour et revenait à la ferme. Il sentait bien mieux que les chiens les odeurs et entendait les bruits les plus lointains" Un loup recueilli par la famille Le Bellec habitant Roscouré à Combrit et ayant réussi à le domestiquer, en 1865.

Pas de commentaire.

Ajouter un commentaire

Vous devez être Connecté pour poster un commentaire.