Le Fly-Ball

Du spectacle et des chiens bien dans leur peau et dans leur tête grâce à l’exercice sportif.
C’est un sport canin très ludique, un jeu poursuite passionnant pour le chien et très spectaculaire pour le public. Il donne lieu à des envolées amusantes pour rattraper la balle qui vient défaillir. Le fait qu’il y ait plusieurs équipes au travail, créé une seine émulation.

Né aux U.S.A.
Ce sport d’équipe assez simple à pratiquer mais très spectaculaire a vu le jour aux Etats-Unis en 1989. Comme pour l’obéissance ou Obedience, l’introduction en Europe se fit à l’exposition de la Crufts à Londres en Janvier 1990.
Sur les plages Californiennes il fait le bonheur des spectateurs comme pour le Frisbee et les maîtres prennent autant de joie que leur chien à le pratiquer.
Plusieurs pays s’y adonnent sous forme de compétition, en particulier la Hollande qui n’hésite pas à retransmettre à la Télévision ces rencontres.

Le matériel
Il est assez simple et demeure à la portée de tous les clubs.

Le lanceur de balle
C’est une boîte contenant un mécanisme propulseur que le chien déclenche en appuyant sur une pédale située à l’avant. La catapulte qui se trouve à l’arrière est libérée et éjecte une balle en l’air.
La puissance de la projection de la balle à été modifiée car elle était trop puissante au début et on assistait quelquefois à des blessures au moment des sauts avec contorsion pour pouvoir la saisir.

Les haies
Elles sont au nombre de quatre et d’une hauteur adaptée à la taille du chien (entre vingt et aurante centimètres).

La compétition
Elle va opposer deux équipes qui sont situées sur deux lignes parallèles, côte à côte. C’est en fait une course de vitesse avec relais car les deux premiers chiens partent en même temps, franchissent les obstacles, appuient sur la pédale, attrapent la balle au vol, franchissent à nouveau les obstacles et reviennent à la ligne de départ. A ce moment là le second chien prend le relais, et ainsi de suite. Chaque équipe constituée en général de trois ou quatre chiens doit être la plus rapide pour pouvoir gagner.
Les difficultés sont limitées car la distance entre le départ et la boîte est d’une trentaine de mètres, les haies ne sont pas hautes et chaque chien n’aura que deux balles à rapporter.

L’éducation

Le parcours et la boîte :
Comme tous les conditionnement axés sur le jeu et l’instinct de proie, elle est facile à obtenir.
Il faut parvenir à ce que le chien associe, appui sur la pédale et jet de la balle. On doit d’abord lui apprendre à rapporter une balle que l’on lance devant lui ou par-dessus une haie ou plusieurs haies, en faisant l’aller et le retour. Dans cette première phase, on peut s’aider d’une clôture souple à mouton que l’on place de chaque côté des haies, afin d’éviter qu’il contourne un obstacle. Il travaille en fait dans un couloir et apprend à faire ses franchissements avec rapidité.
L’éducation de la boîte est encore plus aisée à obtenir. On commence par le tenir au collier à un ou deux mètres et on demande à un comparse de mettre la balle dans la boîte et de la faire partir. Dès qu’elle jaillit avec claquement caractéristique, on lâche le chien qui la récupère et la ramène. Ensuite, c’est le maître qui court avec son chien et appuie de la main sur la pédale pour libérer la balle.
Enfin, on soulève le chien et on le laisse tomber sur la pédale avec les deux pattes antérieures.
Très rapidement il fera l’association entre l’appui sur la pédale et le plaisir de recevoir sa balle, encadrée par la clôture de chaque côté. Il ne reste plus qu’à placer les haies afin qu’il Comprenne qu’il faut les franchir obligatoirement à l’aller et au retour, pour rapporter la balle à son maître.

Les autres chiens
Il doit apprendre tout d’abord à travailler dans une équipe composée de plusieurs chiens et on veillera à choisir des congénères avec qui il y a compatibilité d’humeur car il sera nécessairement en contact avec eux à un moment ou à un autre.
Ensuite il faut qu’il s’accoutume à exécuter l’exercice en même temps que les chiens d’une autre équipe utilisée en parallèle de son propre parcours.

Un sport, des chiens sociables, du plaisir.
Le Fly-ball c’est tout d’abord la formation d’une équipe soudée. Avant le départ , le chien attend et se soumet aux ordres, malgré son impatience. En allant chercher sa balle, il obéit aux injonctions de son chef de meute. Pendant le rapport, c’est l’instinct naturel de coopération qui joue. On fait appel à un instinct puissant qui est la pulsion de proie, d’autant plus puissant lorsqu’il s’agit d’un chien qui vit de manière sédentaire. Il se sert de ses muscles et prend de l’exercice, ce qui est bon tant au point de vue physique que psychique.

Il y gagne aussi en sociabilité, vis-à-vis de ses congénères, laquelle doit être parfaite, car le Fly-ball étant un sport d’équipe, la balle peut sauter dans l’autre camp et deux chiens peuvent se retrouver face à face sur une même balle.
Il doit donc accepter sportivement grâce à son éducation et à l’autorité du maître, que le premier qui la prend, l’emporte.

Une bonne obéissance s’avère nécessaire de toute façon, ne serait-ce que pour diriger le chien à distance et corriger ses trajectoires si la balle est dans le camp adverse. Le rappel doit être suivi de façon très pointilleuse pour inciter le chien à revenir le plus rapidement possible, car si à l’aller la motivation est fournie par la balle, au retour, il ne subsiste que le maître, d’où l’importance de récompenser les retours à l’entraînement.

On peut préjuger de l’avenir de ce sport qui comporte de la rapidité d’action, des sauts spectaculaires avec des déhanchés magnifiques, et parfois, lorsque le chien rate la balle, une folle poursuite après celle-ci qui rebondit dans tous les sens.

En attendant, même si il n’y a pas de compétition officielle en France, le pratiquer comme un sport est ce qu’il y a de plus sain pour un chien pour qu’il soit bien dans sa peau et dans sa tête.

Voir les livres de Joseph ORTEGA

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